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les 12/15 à Genève pour le Montessori Model United Nation

Qu’est-ce que j’ai vécu à l’ONU ?

Le 5 juin 2013, nous, la classe des 12-15, sommes partis à l’ONU (l’Organisation des Nations Unies)

Quand nous sommes arrivés, nous sommes allés dans la salle de conférence de Genève. J’ai tout de suite été impressionné par

la grandeur de la salle et par tous ces jeunes présents !

Ces quatre jours ont été pour moi une expérience merveilleuse. J’ai trouvé ça super de pouvoir s’exprimer librement pour aider

à résoudre des problèmes mondiaux. On ne fait pas ça tous les jours et c’est pourquoi j’ai été très heureux de passer tous

ces jours avec toute cette compagnie. Ça m’a aidé à communiquer avec les autres et à plus parler en Anglais.

J’ai remarqué là-bas que c’est une langue très utile.

Cette expérience m’a aussi beaucoup aidé à comprendre la situation de différents pays ainsi que comment fonctionne l’ONU.

Ça m’a beaucoup plu et j’espère y retourner.

Jean

Accueil d'André Roberfroid, président de l'AMI, et Nicole Thomas, présidente de l'AMF

 lors de la

 Rencontre des écoles Montessori du Sud de la France

le samedi 19 octobre 2013

Outre l’École et Collège Montessori Les Pouces Verts, les écoles suivantes étaient représentées :
École Montessori de Lyon,
École "Chevreul Lestonnac" (Lyon),
École Internationale Montessori "Les petits Castors" (Meylan),
École Montessori bilingue "Les Colibris" (Biot),
École Montessori de Méry "Graine d'étoile",
École Montessori d'Avignon,
École Montessori de Valence,
Jardin des Soleils (Grasse),
École Montessori au Mont d'Or (Albigny-sur-Saône),
Les Esprits Libres (Grasse),
École Montessori d'Antibes "Terre Enfantine".

En ce samedi 19 octobre, nous étions une cinquantaine de personnes présentes à cette rencontre des écoles Montessori du sud de la France. Nous avions le plaisir d'accueillir André Roberfroid, président de l'AMI, Nicole Thomas, présidente de l'AMF et Isabelle Séchaud, représentante de l'ISMM. Étaient également invitées à se joindre à nous Estelle Bessin, formatrice en Communication Non Violente, et Sylvie Gaglewski de l'association "Les enfants de l'amiral".

 

Quelques nouvelles du développement du mouvement Montessori

dans le monde

par André Roberfroid

De son point de vue, le congrès Montessori qui s'est tenu en juillet dernier à Portland, Oregon, a été le plus réussi des congrès Montessori. Rassemblant 2500 personnes pendant 4 jours, il a été orienté vers l'avenir : grandir, s'étendre, faire connaître Montessori. Organisé par l'AMI, ouvert à tous les montessoriens, c'était la première fois que l'AMS (American Montessori Society) y était invitée ; dans un respect mutuel, la valeur de tous y a été reconnue et au-delà de la reconnaissance des fondamentaux qui unissent les 2 associations, cela a permis de travailler sur des points de désunion.

André nous a rappelé la croissance exponentielle du mouvement Montessori, particulièrement en Asie, où les concepts Montessori sont acceptés par les professionnels. Par exemple, en Thaïlande, ainsi que dans certains états de l'Inde, dans quelques années, les maîtres auront été formés à l'éducation Montessori. La Corée a la volonté de s'engager dans cette voie. En Chine, c'est très compliqué car il y a 22 millions d'instituteurs ; mais il y a 5 ans, il y existait un centre de formation, il y en a 6 aujourd'hui.

L'Amérique latine s'organise (Argentine, Chili, Brésil) ; le Mexique est très vivant. Il y a une réelle dynamique de développement. En Haïti, des écoles fleurissent.

En Afrique aussi, et ce dans des conditions difficiles. Par exemple, au Kenya, il y a ouverture d'écoles dans des camps de réfugiés.  Au Sénégal, il y a des expériences novatrices avec des enfants des rues qui, ayant perdu confiance dans l'éducation traditionnelle, souhaitent prendre en charge eux-mêmes l'éducation de leurs frères et sœurs.

Des initiatives commencent en Turquie et en Israël où une école ouverte aux deux communautés souhaite ouvrir.

En Europe, il y a la Tchéquie, la Pologne, la Roumaine, la Bulgarie, les États baltes et la Russie. Le prochain congrès aura d'ailleurs lieu à Prague (vous pourrez y aller en voiture…. l'AMI compte sur vous !)

L’Europe occidentale est victime de son système éducatif ancien, lourd et conservateur, toute modification étant perçue comme une menace. Il faut susciter et organiser des réseaux de parents qui eux ne peuvent pas être soupçonnés de défendre leurs intérêts. On ne pourra changer les choses qu'en organisant la pression et une pression positive qui doit venir des éducateurs pour les enfants. Il faut organiser la puissance des parents : réseau de parents, anciens élèves qui témoignent…. Il faut enlever la peur de ne pas réussir si on vient d'une école Montessori ! Toutes nos écoles le montrent !

Ne nous concentrons pas sur les difficultés immédiates. Il faut être confiant dans la force que nous représentons. Il faut arriver à mobiliser les parents de chaque école.

André est président de l'AMI depuis 8 ans ; il a annoncé qu'il quittera la présidence en avril prochain mais restera actif au sein de l'AMI. Pensant qu'il est toujours bon de changer, d'avoir des gens plus jeunes avec des idées nouvelles, André souhaite jouir de sa liberté en s'impliquant davantage sur des points spécifiques. Bonne nouvelle : par exemple, il souhaite s'impliquer plus en France !


État actuel de la réflexion commune ISMM et AMF

concernant un Réseau des Écoles Montessori

par Nicole Thomas et Isabelle Séchaud

Il faut permettre au mouvement Montessori d'apparaître comme une force. Or aujourd'hui, nous ne sommes pas capables d'informer le ministère de l'Éducation Nationale sur les écoles, ni sur le nombre de personnes qu'elles représentent.  C'est en particulier pour répondre à ce point, que la mise en place d'un réseau des écoles Montessori de France est actuellement en réflexion à l'initiative de l'ISMM qui a sollicité l'AMF en décembre 2012 pour travailler en commun, ainsi que l'AMI pour parrainer ce réseau.

Voilà les grandes lignes du projet qui nous a été présenté.

Une nouvelle association "Réseau Écoles Montessori de France" a été déclarée en préfecture. A ce jour, le président en est le président de l'ISMM, la secrétaire est la présidente de l'AMF et Muriel Bouchon y est également présente en tant que représentante de l'AMF. L'objectif de cette association est de permettre l'engagement d'un dialogue avec l'Éducation Nationale.

Les 4 grands axes retenus :

- garantir la qualité pédagogique vis-à-vis des enfants en validant la cohérence des structures, c'est-à-dire en mettant en place une supervision pédagogique

- garantir la qualité de travail et soutenir les éducateurs dans cette qualité

- vis-à-vis des parents : offrir une visibilité du monde Montessori, par exemple sur le Web en créant un site ombrelle regroupant les écoles du réseau et en reprenant la charte graphique de l'AMI pour chaque site d'école ; ou en choisissant une dénomination commune des écoles, par exemple : "Ecole Montessori de " suivie du nom de la commune et éventuellement suivi d'un nom particulier.

- mise en commun de documents tels que les règlements intérieurs, les projets d'établissement, les cahiers de progression pédagogiques…

Être un jour peut-être un appui financier par exemple en se portant garant auprès d'une banque.
Un sous-titre est proposé pour ce réseau : Réseau des écoles d'application de l'ISMM.
Les parents des écoles du réseau devront également être adhérents à cette nouvelle association.

 

Un échange entre les participants a suivi cette présentation.

Il a été demandé à André Roberfroid ce qu'il en était dans d'autres pays. A sa connaissance, il n'y a pas de tel modèle proposé ; l'extension la plus rapide des concepts de Montessori a lieu quand les gouvernements s'impliquent en assumant les principes fondamentaux de la méthode, même sans en conserver le nom.  N'ayant pas senti de grand enthousiasme de la part des participants lors de la présentation du projet, André nous a donné un autre éclairage d'un tel réseau en rappelant qu'un réseau est un groupe d'égaux qui choisissent de se rassembler pour trouver ensemble les moyens de s'organiser, que ce n'est pas une super structure. La question qu'il nous a posée est : que voulez-vous, vous, en tant que praticiens ?

1)    Certainement mieux faire que ce vous faites déjà. Dans toutes les écoles, il y a une qualité qui dépasse les autres écoles, eh bien, il faut se mettre ensemble pour faire mieux.

2)   faire plus : toucher plus d'enfants, ouvrir plus d'écoles : la communication doit être mieux ciblée.

3)   faire faire : amener d'autres à faire ce qu'on n'a pas le temps de faire : pour cela, il faut avoir des alliés à l'extérieur. Multiplier les formations et pour cela devenir formateurs. Il y a 2 ans, il y avait 3 formateurs pour les 0-3 ; il y en a maintenant 12. Bien sûr, leur nombre a quadruplé, dire cela peut impressionner, mais dans les faits, c'est très largement insuffisant. Le système de formation de formateurs est trop exigeant, trop difficile, il est à transformer. Faites pression auprès de l'AMI, soyez agressif auprès de l'AMI : vous êtes la force !

4)   Revenons au réseau. Ce sont les écoles qui doivent gérer la structure. Dans un réseau, il n'y a pas de tête, seulement des idées qui passent. Par exemple, dans cette réunion, vous ne trouverez pas de solutions à vos problèmes : vous êtes ici pour échanger et unifier vos façons de faire.

Une charte est simplement une adhésion à une façon d'enseigner.
Il faut également ouvrir le réseau aux écoles et aux personnes qui ne sont pas adhérents à l'AMF.

Nicole Thomas explique que depuis septembre dernier l'AMF prend contact avec toutes les écoles Montessori dont elle entend parler et leur envoye les papiers de rentrée, propose des visites de l'école… Isabelle Séchaud nous dit que la mise en place du réseau va bien sûr demander également une transformation de l'AMF et de l'ISMM.

S'ensuit un échange sur l'opportunité de lier ce réseau à un centre de formation. Un tel partenariat apporterait une crédibilité au réseau. Par ailleurs, les éducateurs ayant suivi leurs formations dans des centres étrangers ne se reconnaissent pas forcément dans le centre français et dans le futur, d'autres centres de formation AMI pourraient ouvrir en France. Le sous-titre proposé pour ce réseau semble donc poser problème. Il faut savoir rester ouverts à toutes les connexions.

André Roberfroid parle alors de l'AMI-EAA (Elementary Alumni Association) aux USA qui sert à offrir un soutien pédagogique et technique aux éducateurs 6-12 ainsi que la possibilité de s'auto-évaluer. Il existe de nombreuses choses que les écoles et éducateurs peuvent faire, sans passer par l'AMF ou l'ISMM : à vous d'organiser un vrai réseau ! Peut-être une structure REM de France avec des sous-réseaux tels que les anciens de l'ISMM, ceux qui souhaitent le soutien de tel centre de formation….

Des témoignages sont exprimés sur le fait que : - le réseau doit être indissociable de la notion de solidarité ; - pour qu'il fonctionne, il faut que les choses soient simples (comme l'organisation des écoles du sud) car les écoles ont déjà tant de processus administratifs à gérer ; - les écoles ont besoin d'une aide juridique

André attire notre attention sur la confusion entre réseau, engagement, charte, accréditation et nous fait part de l'expérience américaine, pays dans lequel les écoles Montessori sont les plus nombreuses et où il existe une compétition commerciale. 2 associations y sont présentes l'AMI et l'AMS. L'AMS donne son accréditation plus facilement, elle regroupe donc de plus nombreuses écoles. L'AMI a choisi la mauvaise voie ; les procédures sont trop lourdes (dossier, vérifications…). Il est suggéré maintenant de ne plus demander de dossier mais seulement un engagement de l'école, par l'intermédiaire d'une charte, l'école choisissant également un organisme de soutien ou de tutorat. Le réseau qui se monte en France doit être ouvert et offrir une possibilité d'engagement vers un chemin d'excellence ; il devrait même être ouvert à des enseignants qui ne sont pas Montessori.

Puis la question des moyens de ce réseau est abordée. Il serait financé par les écoles avec une palette de tarifs nuancés pour répondre à la réalité des écoles.

André nous signale que le mouvement grandit mais que nos ressources ne grandissent pas. Pour le monde entier, l'AMI emploie seulement 6 personnes. Dans les autres pays, l'adhésion à l'association nationale, AMF pour la France, est obligatoirement couplée avec l'adhésion à l'AMI. Petit test pendant cette réunion : sur les 50 personnes présentes ce jour, moins d'une dizaine sont adhérentes à l'AMI. Il faut trouver une autre source de revenus, travail que l'AMI engage avec un consultant pour l'aider. En France, l'AMF, association reconnue d'utilité publique, est également en cours de réflexion sur ce sujet.

 

Éducation pour la paix

par André Roberfroid

La paix, c'est plus compliqué que l'absence de guerre ou de violence. C'est une façon de vivre ensemble autant que possible au bénéfice de tous, pour que chacun se trouve mieux au sein d'une communauté que seul.

Je suis né pendant la guerre. Mon père a été arrêté par la Gestapo avant ma naissance, il a été en camp en Allemagne. Ma mère s'est retrouvée seule avec 3 enfants à 27 ans. Après la guerre, j'ai eu la chance que ma mère, ne voulant pas que cela recommence et sachant que pour faire la guerre il faut être 2, dise à ses enfants : " Allez en Allemagne, allez vivre avec des allemands dont les pères ont tué votre père". 

Il s'agit de refuser toute forme de responsabilité collective. On est coupable non pas de ce qu'on est, mais de ce que l'on fait. Une démarche de paix commence par aller voir l'autre, voir l'autre comme un autre moi-même, car comme je le regarde, il me regarde.

Dans le monde professionnel Montessori, pratiquons-nous ce que nous disons ? Sommes-nous sûrs que l'éducation prépare à la paix ?

Maria Montessori a observé que les enfants ont un comportement naturellement ouvert à l'autre ; ils sont curieux, veulent en savoir plus. Or les adultes leur enlèvent cette capacité, ce talent, ce don. Au Liban, pendant la guerre, des différents côtés des lignes de front, les parents disaient à leurs enfants : "ne va jamais de l'autre côté de la rue, ils vont te tuer." Quand l'UNICEF a pu permettre à ces enfants de 6 à 12 ans d'être ensemble sous la même tente (toutes communautés, toutes religions), il a suffi de 2 ou 3 jours d'observation mutuelle pour que les enfants se retrouvent ensemble, heureux de l'être. Cette capacité existe en dépit du discours répétitif de leurs parents.

Cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas de conflit. Les enfants ont un don : ils sont capables de les surmonter et de repartir ensemble. Cela est vrai dans toutes les cultures du monde. Comment, nous adultes, avons-nous réussi à leur faire perdre ce talent ?

Qu'est-ce qui dans la pratique Montessori permet de conserver cette capacité ?

1)    être capable, en tant qu'éducateur, de faire la démarche pour retrouver ce talent car nous restons un modèle pour l'enfant. Cela implique un travail sur soi-même qui n'est pas facile.

Il nous faut suivre l'enfant plutôt que de le guider ; dans ce domaine, il en sait plus et pratique mieux que nous. Donc nous devons pratiquer entre nous.

2)   pour préserver cette capacité des enfants, à l'intérieur de la classe, nous devons travailler sur:

– la liberté : découvrir que la liberté est un talent qui se mérite et qui résulte d'une pratique régulière (ranger sa chaise, rouler son tapis…) ; cela n'est pas spontané, c'est une activité qui se prépare et se pratique ;

- le respect : l'enfant doit sentir qu'il est respecté en tant qu'individu, que nous nous adressons à lui comme à un être humain complet. Nous lui montrons ainsi que nous sommes prêts à apprendre de lui ; il se sent en mesure d'offrir.

- la solidarité : faire comprendre à l'enfant qu'il ne pourra pas exercer sa liberté et jouir du respect si lui ne les offre pas aux autres.

Ce sont les 3 fondements de Montessori, mais aussi d'une société en paix.

Dans une classe Montessori, il est possible de regarder les enfants dans les yeux, car il y existe un sentiment de sécurité, les enfants ont le regard apaisé, ils sont à l'abri de la peur quelque soit le pays. Car, en fait, le facteur principal du conflit, de la guerre, c'est la peur. La paix repose, sur la paix intérieure, la tranquillité intérieure, le fait qu'on peut entreprendre ce dont on a envie.

L'éducation pour la paix implique le changement de nos comportements entre nous, ainsi qu'entre nous et les enfants. Il ne s'agit pas de leur enseigner la paix, ils savent mieux que nous.

Nous parlons bien d'une éducation pour la paix. La paix ne s'enseigne pas, contrairement à la guerre, elle se pratique. Vous, éducateurs, êtes les pionniers de cela.

 

Échanges entre les participants :

La démarche de la Communication Non Violente (CNV) s'adresse aux personnes désireuses d'améliorer leurs relations avec elles-mêmes et avec les autres.  C'est pour nous apporter un éclairage complémentaire sur la communication qu'Estelle Bessin, formatrice en CNV, est aujourd'hui avec nous.

Ayant expérimenté la formation en CNV de l'équipe éducative de son école, Catherine Kolly nous partage quelques réflexions. Son école est née du besoin d'avoir une relation de confiance entre l'instituteur et les parents, ainsi qu'à l'intérieur de l'équipe éducative. En effet, la relation avec l'enfant peut ne pas être pleine à cause de ce qu'il vit dans sa famille, ou de ce qui se vit en équipe éducative. Pour faciliter l'expression et la communication des éducateurs entre eux et envers les parents, depuis un an, une formation en CNV leur permet de prendre du recul dans un climat apaisé avec des outils d'échange et de meilleure communication. Ils ont découvert un moyen de mieux se respecter eux-mêmes pour mieux accueillir l'autre. Il ne s'agit pas de faire de la CNV pour les enfants, mais pour les personnes qui les accueillent, en se rappelant que nous sommes les modèles des enfants. Une éducatrice de cette école témoigne qu'il lui est ainsi possible d'entendre ce qu'une situation ou des mots peuvent éveiller en elle ou en l'autre ; cette démarche apporte de vrais clés au sein d'une équipe.

Une discussion s'engage alors sur le lien entre les parents et les éducateurs. André Roberfroid nous suggère d'avoir une réflexion sur l'éducation des parents à l'approche Montessori, pensant qu'il faut sans doute que cela soit fait en dehors du groupe des éducateurs ; c'est la raison pour laquelle la démarche de Sylvie Gaglewski, dans le cadre de l'association "Les enfants de l'amiral", est intéressante.  Pour les mettre en confiance, une école demande aux parents de venir passer une demi-journée journée d'observation en classe avant de décider de l'inscription de leur enfant. Une autre propose du soutien à la parentalité avec l'outil CNV ; il ne s'agit pas d'apporter des réponses toutes faites aux questions des parents. Grâce à l'écoute, qui permet d'exprimer culpabilité et peurs, les parents reprennent confiance et trouvent des solutions seuls. La CNV peut beaucoup apporter à l'équipe éducative et aussi aux parents, mais les formations CNV pour les parents doivent avoir lieu en dehors de l'école. Les parents ont peur et transmettent leur peur aux enfants ; permettre aux parents de diminuer leur peur peut aider les enfants.

Nous arrivons tous à la même chose : créer une relation de confiance et de tranquillité avec les parents. Peut-on imaginer qu'une telle attitude de l'enseignant sur l'implication avec les parents puisse se faire à l'échelle de toutes les écoles de France vu le temps que cela demande ?

Il existe des expériences magnifiques en particulier dans des quartiers difficiles. Pourquoi Montessori ne se développe pas ? Peut-être parce qu'on n'y croit pas encore assez. Il nous faut de l'énergie pour essaimer : émission de radios, témoignages des enfants… Il faut continuer à nous battre pour être dans la société. Nous faisons un service public.

Pendant nos échanges, Estelle Bessin est intervenue pour proposer certains exercices ou reformuler certaines expériences. Retenons en conclusion que les adultes ont l'habitude de mettre des étiquettes (homme / femme ; éducation nationale / Montessori ; parents / éducateurs…) ce qui ne permet pas de voir l'être humain dans sa globalité ; posons les étiquettes pour être en lien avec ce qui est essentiel. Pour rencontrer l'humanité de l'autre, apprenons d'abord à rencontrer notre propre humanité.

Pour conclure

André Roberfroid aimerait donner un sens à nos engagements communs. Comment faire un réseau au plan mondial ? Après avoir observé ce qui se fait dans le monde, les chinois ont choisi d'investir dans l'éducation Montessori ; nous avons donc dans nos pratiques ce qu'il faut pour convaincre, mais nous n'arrivons pas à nous développer. Nous n'avons pas assez l'habitude de promouvoir les initiatives locales, n'attendez pas pour prendre ces initiatives. Foncez et faites savoir… en particulier, à l'AMF.

Nicole Thomas nous encourage : "Il faut y croire, être heureux dans ce qu'on fait. Nous avons beaucoup de chance d'avoir rencontrer Montessori."

Isabelle Séchaud nous rappelle que ce qui nous réunit est une œuvre collective et nous souhaite encore beaucoup de travail !

 

Pour continuer : prochaine réunion à Valence le samedi 29 mars 2014

Anne de Bouville relève que ce qui a été dit est très important pour les écoles qui démarrent, car les parents ont souvent le souhait d'une école parentale, or ce n'est pas ce qu'on propose. Une idée de thème serait de continuer sur le sujet qui a émergé pendant cette rencontre, à savoir l'importance de notre travail avec les parents. Pourquoi pas en expérimentant la notion de séminaire tel que proposé aux adolescents et à leurs parents ?

 

Remerciements

Outre nos invités et les participants des autres écoles Montessori, je tiens particulièrement à remercier ici toute l'équipe des Pouces Verts qui a été mise à contribution plus que prévu, suite à mon immobilisation forcée.

Je pense à Marie-Laurence qui a du gérer adresses emails et numéros de téléphone des écoles, des directeurs et de certains éducateurs… sans toujours pouvoir faire le lien entre eux, mais qui a quand même réussi à prévoir le déjeuner pour tout le monde,

         à Maryse qui comme d'habitude s'est démenée en cuisine pour le bien de tous tout en gardant une oreille intéressée par nos échanges

         et à toutes les éducatrices qui vous ont accueillis avec prévenance et efficacité, ainsi qu'avec plaisir malgré la fatigue de ce premier jour de vacances.

Véronique Clément

 

Un contrat de professionnalisation à l'école

Une nouvelle étape pour l'école et pour Guillaume Pedraza, qui ont signé pendant les vacances de La Toussaint un contrat de professionnalisation.

Après avoir suivi toute sa scolarité aux Pouces Verts, puis avoir été bénévole dans les classes 2-3 et 3-6 ainsi qu'à la cuisine, pendant cinq ans, Guillaume a exploré d'autres pistes professionnelles. Son choix final s'est porté sur une activité professionnelle en cuisine. Au vu des besoins de l'école et du vœu de Guillaume, la collaboration entre Handyjob, le SAMSAH et les Pouces Verts permet la concrétisation de ce projet ; l'école finance cette professionnalisation pour 25 %, les 75 % restants étant financés par Handyjob.

Nous sommes heureux de continuer ainsi à accompagner un jeune jusqu’au bout de son projet professionnel.

Soirée du 6 septembre 2103

A l'initiative de M.Philippe Gamba du service culturel de la ville de Mouans-Sartoux, une écoute publique de l'album vynil Rock Botto de Robert Wyatt a eu lieu dans le jardin de l'école. Les mouansois étaient invités à rejoindre les parents de l'école, les enfants, les éducateurs.

Nous avons également eu le plaisir de recevoir des membres du conseil municipal.

En tout état de cause, certains ont trouvé ce moment génial !

Surtout que nous avons continué la soirée ensemble  ! en profitant d'une des dernières soirées de l'été.

 

 

Ecole et Collège Montessori Les Pouces Verts

  • Tél : 04 93 12 15 52